> Présentation de la statue d’Aphrodite dite nymphe de Sainte-Colombe

Afin d’enrichir les collections du musée gallo-romain de Saint Romain-en-Gal – Vienne et de sauver une œuvre patrimoniale majeure, le Département du Rhône acquiert en 2010, grâce au soutien de la banque Neuflize OBC, une statue d’Aphrodite également nommée nymphe de Sainte-Colombe. Il a également bénéficié de l’aide du ministère de la Culture et de la Communication, ainsi que de la région Rhône-Alpes. La restauration et la présentation de cette statue ont été prises en charge par l’association des Amis des musées gallo-romains.

Découverte en juillet 1845 non loin du Palais du Miroir à Saint-Romain-en-Gal, quartier de Vienne antique sur la rive droite du Rhône, cette statue d’Aphrodite également nommée la nymphe de Sainte-Colombe, a été acquise en 1846 par M. Michoud, amateur d’antiquités et collectionneur et est restée depuis dans la famille.

 

 

Hormis quelques mentions dans la presse locale, elle est restée longtemps inédite. La première publication remonte à 1946, dans la revue archéologique Gallia, par le professeur Wuilleumier. Elle a fait l’objet, en 2003 d’une notice dans le Recueil général des sculptures sur pierre de la Gaule (le Nouvel Espérandieu), volume 1, consacré à Vienne. Elle se rattache à l’ensemble des œuvres découvertes autour du Palais du Miroir, un vaste établissement thermal qui a livré au XIXe siècle plusieurs statues, dont la Vénus accroupie aujourd’hui au Louvre et une statue d’Hygie qui vient d’être déposée par le musée gallo-romain de Lyon-Fourvière au musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal - Vienne.

Cette statue haute de 1,18 m est taillée dans un marbre blanc. Le haut du corps est nu, le bas est drapé dans un manteau noué sur le ventre. Les deux bras manquent ; ils portaient à l’avant du corps une vasque également disparue, d’où jaillissait de l’eau. L’ensemble du corps est légèrement penché vers l’avant, et la tête inclinée vers la droite porte une coiffure à doubles bandeaux noués par un ruban avec un chignon sur la nuque. Selon des critères stylistiques, elle date du IIe ou du  IIIe siècle après J.-C.

L’acquisition de cette statue par le musée est d’un grand intérêt, car elle permet de présenter, sur les lieux même de sa découverte, une œuvre de qualité. Elle comble une des lacunes des collections du musée de Saint-Romain-en-Gal, au sein desquelles la statuaire est rare.







En hommage à Aphrodite,
un cycle de conférences vous propose de découvrir une nouvelle thématique : “le statut de la femme et son image dans l’art de l’Antiquité à nos jours”.

Accès gratuit dans la limite des places disponibles.
Renseignements et réservations au 04 74 53 74 01  

Aphrodite, Vénus ou le plaisir des Dieux
Claude AZIZA, maître de conférence honoraire de langue et littérature latines, Paris III.
Mardi 28 septembre à 20h

L’APHRODITE DU PALAIS DU MIROIR
Mhammed Behel, conservateur au musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal – Vienne.
Jeudi 30 septembre à 20h

LA REPRÉSENTATION D’APHRODITE DANS LA STATUAIRE ANTIQUE
Alain Pasquier, archéologue, ancien conservateur général des antiquités grecques, étrusques et romaines au musée du Louvre.
Mercredi 10 novembre à 20h

VÉNUS DANS L’HISTOIRE DE L’ART
François-René Martin, historien de l’art, professeur à l’école nationale des beaux-arts de Paris.
Jeudi 2 décembre à 20h

UNE AUTRE IMAGE DE VÉNUS : LES VÉNUS PRÉHISTORIQUES
Claudine Cohen, paléontologue, maître de conférences à l’école des hautes études en sciences sociales.
Jeudi 6 janvier à 20h

LA REPRÉSENTATION DU CORPS FEMININ DANS L’ICONOGRAPHIE GRECQUE
Lydie Bodiou, professeur d’histoire grecque, université de Poitiers.
Jeudi 3 février à 20h



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